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L'édito du mois de Squaaly 

Quand bien même, la Coupe du Monde de Football qui s’ouvrira le 11 juin prochain réservera aux amateurs de ballon rond quelques beaux matchs, elle ne sera pas le lieu de tous les records. 

Souhaitons à tous ceux qui vont, la clim à donf passer ce début d’été, les yeux rivés à l’écran de leur télé, tablette ou smartphone, qu’il y ait un moulon de records sportifs battus, à commencer par celui du nombre de but ou celui redouté, du nombre de simulacre de chute afin d’obtenir un penalty sans qu’aucune faute n’ait été commise.

Mais pour ce qui est du record des records, celui qu’un célèbre brasseur de bières craint autant qu’il se ravit d’inscrire dans les pages de son grand livre, il est bien évidemment question de degrés… et pas que d’alcool. 

Plus Celsius que Fahrenheit, puisque tout simplement hexagonaux (mais il faudra voir ailleurs si l’herbe est moins verte, brûlée là-bas aussi par un soleil printanier), ces foutus degrés sont montés ici, dans la Douce France, au Nord plus encore qu’au Sud, haut sur l’échelle de nos thermomètres en cette fin du joli mois de mai. Joli mais étouffant mois de mai. Vous me direz quand la dernière coupe du Monde de ballon rond se déroulait au Qatar par les chaleurs que vous savez, dans des stades réfrigérés, on ne s’étonnera pas de cette pluie, de cette avalanche de records. 

Si l’idée du réchauffement nous régalait en silence, celle plus réaliste du dérèglement climatique avec son lot de catastrophes, déboulements en inondations, de montées des eaux en sécheresse, convient mieux à notre quotidien et commence à nous faire chaud dans le dos. Que cela n’inquiète guère - à tort et à raison - les citoyens que nous sommes, continuant de surconsommer ou d’aller voir à l’autre bout du monde l’état de notre planète avant de rédiger, je le confesse, son édito depuis la baie d’Hudson, est une chose, mais cela devrait être la priorité de nos politiques qui ne voient pour la plupart d’entre eux, pas plus loin que l’échéance de leur prochaine élection. 

Si, préférer le train quand un billet d’avion pour la même destination est trois fois moins cher et trois fois plus rapide, est un acte à notre portée de main, il relève tout de même de l’héroïsme du quotidien, mais alors pourquoi ferme-t-on alors la porte à ceux qui ont traversé la Méditerranée par les eaux plutôt que par les airs. Parce qu’ils n’en ont pas vraiment fait le choix, ou juste parce qu’ils n’ont pas la chance d’être né.e.s au bon endroit avec les bons papiers. Ton lieu de naissance est une des rares choses sur lesquelles tu n’as aucune prise, je ne le répéterai jamais assez, une des rares choses qui s’est décidé sans toi et que tu dois porter jusqu’à ton dernier jour. 

À l’heure prochaine des catastrophes écologiques qui mettront sur la route plus de monde qu’un départ en vacances, pensons aux solutions et envisageons, imaginons avec sérénité la complexité de notre futur, plutôt que de nous résoudre à nous refermer autour d’idées qui n’en sont pas ! 

Inventons un futur plus doux qui ne se construit pas sur des oppositions, mais des collaborations. Nous en sommes capables ! 

La vie n’est pas un match de foot où tout se joue en 90 minutes chrono, plus arrêts de jeu ! Vive l’instant présent et le temps long !

Bon été à tous.

Juin 2026

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