1er mai, fête du travail, alors j’ai fait mon travail.Ouesh Hada ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Un édito troussé à la va-vite sur un coin de clavier, un premier mai au lendemain du concert de Téménik Electric au Nomad Café, à l’occasion de la sortie de leur premier album, le bien nommé Ouesh Hada ? Ouesh Hada ? Une question qui n’est pas restée longtemps sans réponse. Ils étaient nombreux à être venu la chercher au Nomad Café en cette soirée du 30 avril. Assez en tout cas pour qu’on joue des coudes. Assez pour qu’on transpire à grosses gouttes dans cette salle qui les a vus répéter et entendus enregistrer dans son studio attenant. Assez pour qu’ils donnent le maximum en 45 minutes chrono.
Assez pour qu’ils soient heureux d’être Nomad. Heureux à 500% ! Heureux plus que fiers ! Dans ce quintet, on ne tire aucune fierté, à être ce que l’on est. Par contre, on honore le chemin, la trajectoire, le mouvement. Si fierté, il y a, elle vient saluer ce que l’on est devenu, pas ce que l’on est. Leur devenir, c’est sur la route qu’ils s’apprêtent à le construire : Le 10 mai à l'Usine (Istres) en 1ère partie d’Even If, le nouveau projet de Richard Kolinka, le batteur de feu Téléphone. Le 19 Mai au Festival de la Jeunesse (Port St-Louis-du-Rhône). Le 25 Mai au Son du Lub' (Beaumont de Pertuis). Le 7 Juin à la Flèche D'or (Paris) pour re-fêter comme il se doit et en compagnie de Bibi Tanga et Big Buddha la sortie d’Ouesh Hada. Ensuite direction Munich pour un unique concert le 15 Juin.
Mais revenons à nos moutons Nomad et devançons la grande transhumance estivale pour annoncer deux résidences en mai : celle d’Aimbass, combo à la voix de femme et aux basses doublées et celle de Ba Cissoko qui viendra préparer son prochain concert pour le festival Nuits Métis (Miaramas) en compagnie d’un pianiste de la Cie La Rumeur et d’une chanteuse flamenco. Il pleuvra des cordes, cordes pincées, cordes frappées, cordes ébranlées par le souffle de la voix… encor(des), encor(des).
Côté concert, en mai, c’est simple où t’es Zenzilé où t’es rien. En effet, ce combo angevin sera l’unique concert du Nomad en mai (le 17). Depuis 18 ans, ils malaxent le dub, équilibrant à chaque album ses arômes comme on compose un grand cru. Du dub, rond en bouche vieilli en fûts de chêne ou tiré jeune façon beaujo-novo-dub, du dub sous toutes ses coutures. Idéal pour venir réagir à la transe de Sam Karpiénia, qui en solo ouvrira la soirée, retrouvant le Nomad dont il fut le parrain avant de passer le flambeau à qui vous savez…
Don Vito Squaaly