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LES ÉDITOS DE DON VITO SQUAALY

PARRAIN DU NOMAD' CAFÉ

SEPTEMBRE 2021

Après la guéguerre du PACS, vint plus tard celle du PASS… Et comme toujours après, reprit la vie, pas à pas. Dans un cas comme dans l’autre, qu’on ait été ou qu’on soit d’accord ou pas avec ces militants de tous poils, de tous bords ; qu’on les juge charlatans, partisans, turbulents, bien-pensants, attachants, attirants ou pas… ou pass… ou bourre et bourre et ratatam, revient la vie. Car quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, on est condamné - avec ou sans pass - à vivre ensemble.

 

Parce que seul, tout seul, on est soi et qu’entre soi, entre moi et moi, même si je suis très bien, j’ai besoin de toi ! De toi pour m’infecter et de toi pour me guérir ! De toi pour me protéger contre moi-même, parce que parfois tu m’es insupportable, parce que parfois le monde m’est insupportable.  

J’ai besoin de toi pour faire d’autres nous, d’autre nous qui nous ressemblent un peu beaucoup passionnément à la folie ou pas du tout. D’autres nous avec qui je partagerai, avec qui nous partagerons ces étincelles de lumière, ces filaments spirituels que chacun possède sans en être propriétaire, et qu’on appelle cultures. 

A l’heure du retour aux chants, à l’heure des cultures et de l’amour plus que des labours, célébrons ensemble et dans la diversité, ensemble et séparément, Babel Minot qui a 7 ans - l’âge déraison - et soyons fous une bonne foi(s) pour toutes ! 

 

JUIN 2021

Plus de 21 ans que le Nomad' Café porte à bout de bras, l’idée d’une salle de concert pas pareille à la programmation exigeante et audacieuse. Cette salle du boulevard Briançon a depuis accueilli de nombreuses résidences de création, des préparations de tournée et même des séances d’enregistrement dans son studio. S’est aussi greffé au projet initial, un festival musical jeune public “Babel Minots” qui attirent des programmateurs de tout l’hexagone. Des actions à destination des enfants des écoles marseillaises complètent le dispositif. Le Nomad' Café est aujourd’hui devenu un des lieux d’expérimentation reconnus des Quartiers Nord.

Alors quand s’imposent d’autres lieux d’expérimentations dans ces fameux Quartiers Nord, quand un restaurant rapide, un fast-food de la plus courue des enseignes de fast-food à travers le monde se transforme ici, au fil des luttes, en lieu de rencontres et de solidarités, et dessine les contours de son avenir, le Nomad' Café ne peut que s’en réjouir.

 

En opposition frontale avec la célèbre enseigne au clown à grosses chaussures, les employés en lutte et activistes solidaires impliqués dans la vie de ce fast-food hors-norme du rond-point St-Barthélémy ont choisi de prendre en main les rênes de leur futur, d’inventer leur monde de demain et de border avec intelligence leur aventure pour qu’elle demeure indépendante, et en lien avec la réalité des personnes qui la structurent comme de celles pour qui elle est un recours, une bouée de secours indispensable.

 

Ainsi, une association - La Part du Peuple - a été déposée, association dont les membres ne peuvent posséder plus d’une part à 25 €. Libre à ceux qui désirent investir plus, d’offrir ces parts à d’autres qui n’en ont pas les moyens, sur le principe des cafés réservés ou cafés solidaires. Plus de 5000 actionnaires se sont déjà fait connaitre et l’aventure a pris un nouveau tournant quand la nouvelle majorité municipale a récemment fait savoir, qu’elle se portait acquéreuse du lieu. Une nouvelle applaudie autant par les militants que par les utilisateurs qui peuvent donc espérer désormais voire aboutir leur projet de rachat auquel était opposé la firme américaine.

« C’est la première fois qu’un mairie se met de la sorte au service de ses citoyens » claironne-t-on dans ce lieu autogéré, avant d’ajouter « le chemin est encore long ». Reste à définir les modalités de transfert de propriétés (rachat, bail emphytéotique sur un très long terme… ), mais l’utopie de ces doux dingues est en passe de se réaliser. Bravo à eux qui nous rappelle que c’est à nous d’inventer notre monde d’après, si on souhaite qu’il soit taillé aux mesures du plus grand nombre !

AVRIL 2021

“Avril, ne te découvre pas d’un fil !”

Si la sentence est bien connue, elle risque avec le temps de perdre de son intensité, de sa véracité… Dérèglement climatique oblige…

Alors qu’il serait urgent d’agir, nos consciences comme asphyxiées, semblent tourner au ralenti.

Lentement mais surement, nous allons vers la mort.

La mienne comme la tienne est inéluctable. Quant à celle de la planète, il ne tient peut-être qu’à nous, en passant parfois outre les systèmes que nous avons nous-mêmes installés au cœur de l’engrenage, de la renvoyer à plus tard, de laisser à d’autres, après nous, le soin de la refuser… ou pas !

Et heureusement que j’ai pris mon temps cette fois-ci encore, car en tout début de mois, en son premier jour, vous auriez hurlé au canular à la lecture de cet édito et, ne m’auriez pas pris au sérieux.

Alors que sérieux, je suis !

Sérieux et optimiste !

 

FÉVRIER 2021 - [10 ans]

Vous serez très peu sans doute, à vous dire en découvrant parcourant la dernière partie de ce nouvel édito, qu’il vous dit quelque chose, que vous l’avez déjà lu. Et vous n’aurez pas tort.

C'était, il y a exactement dix ans. Je venais d’enfiler mon habit de Parrain du Nomad - d’Official Godfather - et rédigeais dans la foulée mon tout premier édito pour la newsletter de la salle de concerts du Bd Briançon. J'y avais été convié par Sam Karpiénia à qui incombait cette fonction jusqu'alors.

J'avais accepté le challenge… pour un an. C'était, il y a dix ans ! Dix ans déjà ! On ne m’avait pas dit alors que c’était à vie !

Je l’apprendrai par la suite.

Une centaine d’édito plus tard, je souhaiterai en ce tout début février 2021, et en conclusion de cet édito’versaire, une longue vie au Nomad Café ! (février 2021) 

« Parrain, c’est bien, mais un peu triste peut-être…

Par deux, ça a l’air pas mal aussi, voire mieux.

Par trois, sûrement plus fun encore.

Par 4, par 5, par 6, par 7, par 8, par 9…

Mais il vous faudrait alors une preuve, la preuve par neuf que je se suis bien Le Parrain tout neuf qu’il faut au Nomad Café pour cette année 2011.

Mais ça, j’imagine que tout comme Sam Karpénia, mon illustre prédécesseur, vous en êtes intimement convaincus. Illustre prédécesseur, que je salue au passage par un chaleureux et très “up to date” : « Dégage ! ».

Alors, on s’arrêtera à 8 !

Par 8, donc ! Sans retenue comme deux fois deux font quatre et quatre font 8. Parce que 8 un est un entier naturel et que le naturel, aujourd’hui, ce n’est pas donné à tout le monde.

Un édito naturel donc, sans pesticide, un édito qui sent le fumier chaud ! Un édito qui dit tout et rien, un édito pas rasoir qui laisse pousser les idées, un édito tôt, un édito tard, un édito sur lequel souffle le vent chaud du désert, un édito sitôt free, sitôt cuit… un édito cui-cui parce que c’est déjà le printemps en Méditerranée. Vive le nouveau, vive le renouveau ! ». (février 2010) 

 

 

JANVIER 2021

Cet édito a pris son temps avant de débouler sur la toile. Cet édito a pris le temps de vérifier qu’au lendemain de la nuit du réveillon, nous n’étions pas le 32 décembre 2020, mais bel et bien le 1er janvier 2021, le surlendemain le 2 janvier et ainsi de suite.

Aujourd’hui, nous sommes donc bien le 11 janvier 2021 et pas le 42 décembre 2020.

Voilà qui a de quoi nous rassurer…

Quoique, pour être rassuré, encore faudrait-il être assuré de quoi que ce soit au sujet de cette nouvelle année qui déboule, de cette année de tous les doutes…

Encore faudrait-il être assuré contre les ravages potentiels de cette nouvelle année, ravages dont on ne connait pas encore les limites.

2021, ne sera pas 2020, pour sûr !

Sera-t-elle meilleure ou pire, ça s’est une autre histoire, une histoire qu’il nous tient à nous aussi d’écrire. A nos plumes pour des pleins et déliés ou à nos burins, notre destin nous appartient !