SQUAALYSITE.jpg

LES ÉDITOS DE DON VITO SQUAALY

PARRAIN DU NOMAD' CAFÉ

SEPTEMBRE 2020

Parler pour ne rien dire ! Et si c’était ça, la vie ? Parler, pour ne rien dire ou dire tout, tout et son contraire, parce que la vie est incertaine, parce qu’on ne sait jamais et que tout peut changer voire s’arrêter d’un instant à l’autre.

Alors à quoi bon ?

Un jour, il fallait avancer démasqué, sans cagoules ni foulard, parce que la démocratie ne pouvait supporter de tels outrages. Parce que sans sourire même descendant, le vivre ensemble est paraît-il impossible. Il fallait qu’on te voie, qu’on te respire…

Et puis, sans rien changer, on a dit non aussi aux masques, parce qu’on ne savait pas les utiliser, parce qu’on risquait d’en faire des strings ou des patins, qui sait peut-être même des lance-pierres ou des frondes ? Donc non, non et non ! Pour finalement dire oui, oui et oui ! De temps à autres d’abord. Pas partout. Dedans, pas dehors, puis dedans et dehors, et finalement tout le temps. Certains ne sont aujourd’hui pas loin de penser qu’il faudra bientôt le porter aussi à la maison, car c’est à la maison qu’on se contamine, le plus, qu’ils disent !

Dire tout et son contraire, dire le contraire de tout, parler pour ne rien dire parce on a rien à dire, ou presque, c’est aussi mon cas. Je ne sais plus sur quel pied danser car on ne danse plus. Plus de concert, plus de rendez-vous, juste peut-être une sortie de disque à l’horizon sans que Temenik Electric ne sache vraiment vers quel ciel, il doit regarder pour fixer au loin une date.

Alors on fait comme si, on se raconte des histoires, on élabore des scénarii et on finit par parler pour ne rien dire parce qu’on a rien dire. Ça tiendra le temps qu’ça tiendra.

On en reparle en octobre ?

 

 

JUILLET 2020

Certains, certaines prévoyaient le pire et le pire n’a pas eu lieu, la Bonne Mère est toujours juchée sur le toit de la ville, qu’elle domine tout en regardant au delà des horizons. Elle a juste changé d’orthographe, un changement anticipé en provençal, langue dans laquelle la mère, la maman, s’écrit déjà maire.

 

Après 25 ans de bons mots d’un professeur d’Histoire et Géographie qui a fait de la politique son métier et de vieux maux d’une ville qui n’a plus les moyens de ses ambitions, et dont l’équipe municipale a délaissé, abandonné certains de ses quartiers et de ses habitants, Marseille s’est réveillée en ce début d’été avec une Maire, une Bonne Maire, nous dira - ou pas - l’avenir.

 

Ce qui est sûr c’est qu’une page est tournée.

La suite reste à écrire.

 

A nos stylos, car le Marseille de demain ne se fera pas sans les Marseillais, les Marseillais de tous bords, qu’ils appartiennent au camp du Printemps Marseillais ou pas, qu’ils aient glissé un bulletin dans l’urne ou qu’ils soient partis à la plage.

 

Marseille ne se fera pas non plus sans les institutions départementales, métropolitaines et régionales qui, si l’une d’entre elles ou les trois venaient à parier sur le déclin de Marseille, feraient non seulement reculer la ville de plusieurs cases sur l’échiquier national et méditerranéen, mais aussi de facto ces entités administratives, comme un trait de domino tout entier tombe à la renverse quand une de ses extrémités chancelle.

 

Bon soleil d’été à toutes et à tous.

 

AVRIL 2020

Une fois n’est pas coutume, mais bon, l’édito du mois d’Avril est à écouter ici (https://soundcloud.com/user-661607138/nova-confi2020-03-26) sur le soundcloud Baba Squaaly se confi(n)e (https://soundcloud.com/user-661607138) sur lequel je compile depuis bientôt plus de trois semaines mes chroniques dans la Grasse Matinale, la tranche (8h/12h) animée par Armel Hemme et Thierry Paret sur Radio Nova.

Cette chronique s’ouvre sur un  montage de tranches de rire piochés dans deux interviews que j’ai réalisées le mois dernier. La première réunit Kamel Dafri et Mehdi Haddjeri, les deux surveillants généraux de Babel Minots en amont de la dernière édition, sitôt commencée, déjà refermée, et la seconde quelques rires prélevés dans l’interview de Francine Baoussida Ouedraogo et Aude Kaboré, les deux taulières du Makeda à la veille du premier anniversaire de leur club, rue Ferrari.

Le défi était simple : te faire sourire sans aller à la pèche au poisson d’avril, une pêche qui cette année risquait fort de ne pas être miraculeuse.

Pari réussi, il me semble… Alors continuons sur cette lancée… Dégainons notre plus beau rire et soyons inventif, imaginatif et créatif car on va tous - ensemble et séparément – être dans la merde, ça c’est sûr ! Mais quitte à patauger dans la fange, essayons pour en sortir par le haut de trouver de nouvelles voies, d’autres repères, d’excitants paradigmes pour se dire, qu’ au final ; on n’aura pas traversé tout ça pour rien !

MARS 2020

Confiné, mis à l’abri, en petite quarantaine (une trentaine  jours suffisant), l’édito de ce mois-ci sera par crainte de propagation d’un couillonovirus électoral,  silencieux. Mes seuls mots seront ceux du citoyen qui chaque dimanche de votation se rend aux urnes, non pas comme les Dalton se rendent à Lucky Luke, mais plutôt en espérant que son petit bout de papier aura la force de ses convictions. 

Bonne votation à tous. Demain est un autre jour !

FÉVRIER 2020

Cet édito est crédité d’une ribambelle de deux et de zéro : 02-2020, comme une sorte de nouveau langage informatique, de langage 2.0 qui enverrait au pilori l’antique algèbre binaire qui se contentait des valeurs 1 et 0, oui ou non, ça marche ou ça marche pas, ouvert ou fermé. Cette nouvelle norme pourrait très bien signifier : inscrit ou pas inscrit. 2 pour inscrit et 0 pour pas inscrit. A chacun alors de se poser la question de son statut de citoyen, avant de peut-être même ériger une statue au citoyen inconnu, mieux à l’électeur inconnu qui sommeille en chacun de nous, de s’interroger quant à son rapport au choix de ceux qui conditionnent notre vie de tous les jours, en un mot comme en neuf : de sonder les fondements de sa propre condition d’électeur. Un sondage dont il faudra que chacun ait impérativement fait ressortir les grandes tendances avant la Saint-Glinglin si il souhaite rejoindre le clan des 2. Pour info, la Saint-Glinglin s’épingle cette année dans notre calendrier laïc à la date du 7 février, dernier carat.

Si jamais, cet édito réveillait ton âme d’électeur, sache que tu n’es pas seul, en croire la foultitude de nouveaux inscrits sur les listes électorales, et que comme pour eux, une simple virée de quelques minutes (- de  10, assurément)  sur le site du service public (www.service-public.fr) ou dans un bureau municipal, équipé.e d’une photo ou d'un scan, d'une pièce d'identité et d'un justificatif de domicile, suffira à te rendre compatible avec la prochaine élection des huit maires de secteur, qui auront eux tout le loisir ensuite de choisir notre prochain maire de Marseille. Ainsi va la vie des Goudes à l’Estaque, du Vieux-Port aux Aygalades, des Crottes aux Trois-Lucs.

 

 

JANVIER 2020

Minot, l’an 2000 était un objectif lointain. On en rêvait sans être réellement capable d’imager ce futur, traçant sur notre télécran les contours approximatifs de lendemains différents, entre anticipation et science-fiction.

20 ans après l’an 2000, on rêve encore !

On rêve de voir enfin s’enfoncer dans les ténèbres le casting vieillissant des années d’après-guerre, qui de Deferre à Gaudin, a plongé cette ville soleil dans une macabre obscurité, propice à nos siestes. On rêve jusqu’à ce que sonne notre réveil, et qu’on se dise que 2020 c’est notre année ! Qu’il faut y aller ! Que notre avenir plus encore qu’il y a 20 ans se joue maintenant !

 

Bonne année à toutes et tous !

ESPACE CULTUREL MÉDITERRANÉE

NOMAD' CAFÉ

SCÈNE DE MUSIQUES

ENFANCE & JEUNESSE

11 Boulevard Briançon

13003 Marseille

04 91 62 49 77

info@lenomad.com

www.lenomad.com

NOUS SUIVRE

  • Facebook - White Circle
  • Twitter - Cercle blanc
  • Instagram - Cercle blanc
  • YouTube - Cercle blanc
  • Spotify - Cercle blanc

ABONNEZ-VOUS